09/08/2008

 

 

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Retour dans la réserve de Bandia. J ai été un peu pris de court durant mon dernier postage de photos et j’ai su envoyer que la moitié des photos choisies … faut dire que je me suis un peu emballé sur les commentaires et comme le temps Internet est compté… Mais voila donc la suite.

Ici c’est un Baobab de la réserve. Ces arbres sont super impressionnants, celui la doit avoir plusieurs centaine d’années, peut être un millénaire, voire plus. En fait, ils font les malins a être plus gros que tout les autres avec leur forme étrange mais… ils sont vides… après 500ans, ils commencent a se vider. ‘Sont gros mais y a rien d’dans! Celui-ci s’appelle Eléphant, on ne sait plus si c’est un arbre a forme d’éléphant ou un éléphant a forme d’arbre…

Pour les fanas d’histoires, en voici une petite (on pourra pas dire que cette fois, j’ai pas pris mon temps.) : La société sénégalaise est divisées en classes, un peu dans le genre des castes indiennes. (Bien que leur importance tende à s’amenuiser, elles sont encore bien présentes et leur poids se fait encore sentir. Par exemple, dans les régions reculées, les places dans les mosquées sont chargées de symbolique avec les classes nobles devant et au plus on s’éloigne de l’imam, au moins on a une position sociale élevée. Ou comme autre exemple on peut citer Papa Anne, le directeur du centre AED qui ne peut travailler que dans la politique ou l’administration a cause de son origine noble, et comme il ne trouve pas de boulot dans ce créneau, bien il ne peut pas travailler. S’il le faisait, ce serait un déshonneur pour lui et sa famille et il perdrait sa position sociale. En plus il doit subvenir aux besoins des gens de sa famille: c'est-à-dire des gens de la même origine que lui, ce qui revient a dire tout les toucouleurs de son quartier. Ils se présentent chez lui réclamant des habits, de l’argent, de la nourriture ou autre, ce qu’il ne peut refuser. Quand on dit qui les traditions africaines sont un frein à leur développement, je trouve que ces exemples montrent bien le poids de la famille et des traditions dans cette société que nous découvrons avec délectation.) Mais revenons à mon histoire. Dans les castes, la plus basse est celle des griots. Ce sont des chanteurs qui connaissent les arbres généalogiques et l’histoires des familles et donc de leurs régions et pays. Ils chantent donc en instruisant. Mais la société sénégalaise était d’avantage agricole. Les morts étaient enterrés : les travailleurs de la terre retournaient la nourrir une fois leur vie finie. Mais les griots, travailleurs de l’histoire et de la mémoire ne pouvaient être inhumés sous peine de fâcher le dieu de la terre. Leurs dépouilles étaient donc jetées dans les creux des Baobabs. Ils reposaient ainsi dans le ventre végétal de ces mastodontes pour l’éternité. Mais une fois, en 1960, que le Sénégal indépendant s’est doté d’un premier président –ils choisirent Senghor le poète- celui-ci décréta que les griots pouvaient également être enterrés. Ce qui fut fait. Certains ont alors attribué la sécheresse et le famine qui ont suivi ainsi que le crise pétrolière a cette décision qui avait fâché la terre. Merci père castor…

 

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 Toujours dans la réserve, un héron se repose… un peu comme ceux de Belgique qui bouffent les poissons de nos étangs… sauf qu’ici, il n’y a pas d’étangs…

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 Petite balade le long des falaises de Toubab Dialaw. Je n’ai toujours pas compris pourquoi ce nom de village commençait par Toubab –homme blanc-. Peut être est-il destine a devenir un repère de touristes… ’Sont quand même bizarres ces sénégalais a appeler une ville Toubab quelque chose. Comme si on avait une ville en Belgique qui s’appelait bounioul machin… Ce qui me fait penser que je ne vous ai pas encore fait part de mon étonnement par rapport a l’utilisation de ce mot Toubab qui est en fait très péjoratif. Il sous entend pigeon, sac a fric, homme différent dont on peut abuser facilement. Correspondant un peu au terme Bounioul pour un noir. Ce qui me chiffonne c’est qu’on l’entend tout le temps, au moins 20fois par jours. Et après, on va dire qu’on est raciste, en Europe… mais j’ai jamais appelé un noir bounioul avant de venir dans leur pays.

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 La même balade, un autre point de vue. On appercoit les bateaux de pêche rentrant de leur journée. Durant notre promenade, on a assisté à plusieurs accostages des pécheurs. Moment de solidarité et de mise en œuvre des rôles sociaux différents. Les femmes arrivent avec leurs seaux ou bassines pour récupérer le poisson en vue de le trier, le nettoyer, le préparer ou le vendre. Les hommes se préparent a tirer l bateau pour le mettre a l’abris de la marée. Pour ce faire, ils le tirent sur des rondins de bois. C’est impressionnant de les voir autant réunis autour des cordes.

 

14:06 Écrit par Nico, Sylvie et Eliot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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