23/08/2008

 

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Il y a des fois ou on est des artistes tout de même…

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Defatou et Julie soignent une vieille blessure (enfin c’est vraiment pas une des pire) dans le dispensaire du centre AED. L’ambiance est bonne comme en témoignent les sourires. Defatou est une nouvelle venue dans le centre, elle aide Touba pour les soins aux talibés.

 

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Faux lion. C’est une cérémonie que a lieu dans les rues. Le faux lion se balade sur un territoire délimité et attrape (assez violemment il faut le dire) les spectateurs qui n’ont pas payé les 200Fcfa pour obtenir un ticket les en protégeant. Ils sont ensuite amenés au centre pour être gentiment molestés et un peu humiliés (boue sur le visage, jet d’eau dans la figure, etc). Rien de bien méchant sauf si la victime tente de s’y soustraire. Un des captif a tenté de s’échapper et malheureusement pour lui il s’est fait rattrapé. A ce moment là ça devient limite trop violent, c’est ce qui a fait que Sylvie et Julie n’ont pas du tout aimé. Pour être libéré du faux lion, il faut que quelqu’un de l’assistance achète un ticket au prisonnier (c’est pour ca qu’il ne peut être trop gentil, il faut que les gens aient pitié de sa victime pour qu’il y gagne un peu) Entre temps, le faux lion danse au rythme d’un sabar (percussions qui déchirent tout, langage entre différents instruments frappés d’une main et d’une baguette souple) et d’autres personnes déguisées en marabout ou autre font des danses : pas des pitreries, ce sont vraiment de super bons danseurs.

La petite histoire raconte que, dans les temps anciens, ceux de l’Afrique ancestrale, les chasseurs partaient en brousse pour trouver de quoi nourrir leurs familles. Lorsqu’ils tuaient un animal, ce n’était pas anodin : ils enlevaient la vie à un être de dieu. En contre partie de leur trophée, ils se devaient d’endosser une partie de l’être assassiné : son âme. C’est ainsi que le tueur de lion, une fois son meurtre effectué se retrouvait avec l’âme du lion en lui. Il lui arrivait alors qu’elle face surface et supplante sa propre âme. Il se transformait alors en lion, au moins mentalement. Il devait, pour libérer son esprit, faire appel a un marabout pour l’exorciser. Entre temps, il était très agressif et attaquait toute personne qui ne lui prononçait pas une formule magique (dont je ne me souviens plus). Cette histoire africaine est devenue une tradition et des hommes se déguisent en Lion et attrapent toute personne qui n’a pas de ticket. Les enfants aiment beaucoup ces attractions, ils ne payent pas et s’amusent à narguer le lion, fuyant lorsqu’il s’approche d’eux. Sur la photo, le lion danse.

 

18:32 Écrit par Nico, Sylvie et Eliot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

premier envoi "a l'aveugle"

 

 

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 Vendeuse de mangue dans un garage (noms qu’ils utilisent pour une gare routière). Remarquez les femmes qui se tendent pour vendre leurs fruits aux fenêtres du bus qui est stoppé en second plan. On tentera, pour la prochaine fois de faire une photo dans un de ces bus dans lesquels on échange nos sueurs avec les voisins… convivialité des transports pas chers… Il faut dire qu’on est 5 par banquette sur une largeur de bus. Nos épaules ne peuvent être droites, faut se placer en quinconce. Il y a juste la place pour les hanches des 5 personnes. Et dire qu’on se trouvait serrés dans les bus d’Amérique latine…

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Sylvie le jour de son anniversaire. (Vous remarquerez au passage le subtile et ingénieux montage) Sur la photo du dessus, elle pose nonchalamment avec le cuisinier du resto ou on a passé la soirée. C’était sur N’Dar (ile de St Louis), on y a soupé au son d’un live d’un groupe de Maliens (si je me souviens bien). On est rentré en taxi puis a pieds en riant comme des baleines ivres, marchant dans le sable avec Syl que avait du mal a suivre a cause de ses blessures a ses pieds (rien de bien grave mais c’est toujours pas guéri et ça la fait plus vraiment rire). Durant la soirée, elle a « fait chier » le patron puis le cuisinier du resto pour avoir quelque chose pour son annif. On pensait qu’ils allaient nous offrir l’apéro mais non, ils nous ont amenés un dessert : trois part de gâteau d’usine dégueu, mais l’intention y était.

Sur l’autre photo elle fait sa timide quand le chanteur du groupe qu’on regardait (ils étaient pas sur une scène mais juste a coté de nous) a commencé a entonner « Anniversaire to you »… on était écroulés.

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Inspecteurs des travaux finis : Julie, Sylvie et Papa. Ils observent le bon fonctionnement de la construction du nouveau centre. Ca fait un peu néo-colonialiste tout de fait comme cliché… (rires)

Para fut depuis surnommé Kirikou parce que Kiricou est petit…

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18:25 Écrit par Nico, Sylvie et Eliot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/08/2008

 

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 Barbecue a Mboro sur mer, dans la maison de Marie pierre (paradisiaque en vérité). J’ai vraiment l’air con sur cette photo… enfin, parait que ça tue pas. En plus lma photo est floue et on voit bien a mon visage que j’ai du prendre 6-7-8 Kg depuis le début de ces 9mois de voyage… on fera du sport en Belgique…

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 Nous voici au Lac Rose. Qui est aussi rose qu’un lac normal en vérité… parait que c’était pas la bonne période. Enfin ce fut tout de même sympa de se promener sur ses rives et d’observer les travailleurs en sortir du sel. Ce sel servira en partie pour la consommation et en partie (la plus importante) a l’exportation et finira sur nos routes enneigées. Ce que je trouve génial dans ce lac, c’est que c’est un lieu public. Toute personne qui le désire peut venir y prendre du sel.

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Eh bien en voici un de ramasseur de sel. Ils s’enduisent les jambes de beurre de Karité car l’eau salée leur brûle les membres. 

 

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Et l’eau est si salée qu’on y flotte sans effort. Je dirai même qu’il faut faire un effort pour arriver a s’immerger plus que nous le sommes sur le cliché. La température de cette eau profonde de 1m50 (le lac fait 3m de profondeur dont 1,5m de sel) avoisine les 40 degrés. Autant dire qu’on y reste pas des heures et en plus elle brûle sur les blessures. A droite, c’est Nathalie, une belge de l’ASBL qui bosse avec nous chez Papa Anne.

14:38 Écrit par Nico, Sylvie et Eliot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

deuxieme envoi du 9/8

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 Rochers sous lesquels on s’est fait une petite pause durant cette fameuse balade sur la plage, en longeant les falaises.

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 Bien quand je parlais des attroupements lors des retours de pêche.

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 Poisson qui sèche. Quoi, vous aviez vu ? Ca surprendra toujours.

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 Lézard qui fait des pompes au soleil. On dirait vraiment qu’il fait de la gym quand il est a l’arrêt et qu’ils fait ce mouvement avec ses pattes qui soulèvent l’avant de son corps avant de le descendre… comme des pompes quoi. (ouh, ils se fatiguent mes commentaires)

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Retour dans la réserve de Bandia. J ai été un peu pris de court durant mon dernier postage de photos et j’ai su envoyer que la moitié des photos choisies … faut dire que je me suis un peu emballé sur les commentaires et comme le temps Internet est compté… Mais voila donc la suite.

Ici c’est un Baobab de la réserve. Ces arbres sont super impressionnants, celui la doit avoir plusieurs centaine d’années, peut être un millénaire, voire plus. En fait, ils font les malins a être plus gros que tout les autres avec leur forme étrange mais… ils sont vides… après 500ans, ils commencent a se vider. ‘Sont gros mais y a rien d’dans! Celui-ci s’appelle Eléphant, on ne sait plus si c’est un arbre a forme d’éléphant ou un éléphant a forme d’arbre…

Pour les fanas d’histoires, en voici une petite (on pourra pas dire que cette fois, j’ai pas pris mon temps.) : La société sénégalaise est divisées en classes, un peu dans le genre des castes indiennes. (Bien que leur importance tende à s’amenuiser, elles sont encore bien présentes et leur poids se fait encore sentir. Par exemple, dans les régions reculées, les places dans les mosquées sont chargées de symbolique avec les classes nobles devant et au plus on s’éloigne de l’imam, au moins on a une position sociale élevée. Ou comme autre exemple on peut citer Papa Anne, le directeur du centre AED qui ne peut travailler que dans la politique ou l’administration a cause de son origine noble, et comme il ne trouve pas de boulot dans ce créneau, bien il ne peut pas travailler. S’il le faisait, ce serait un déshonneur pour lui et sa famille et il perdrait sa position sociale. En plus il doit subvenir aux besoins des gens de sa famille: c'est-à-dire des gens de la même origine que lui, ce qui revient a dire tout les toucouleurs de son quartier. Ils se présentent chez lui réclamant des habits, de l’argent, de la nourriture ou autre, ce qu’il ne peut refuser. Quand on dit qui les traditions africaines sont un frein à leur développement, je trouve que ces exemples montrent bien le poids de la famille et des traditions dans cette société que nous découvrons avec délectation.) Mais revenons à mon histoire. Dans les castes, la plus basse est celle des griots. Ce sont des chanteurs qui connaissent les arbres généalogiques et l’histoires des familles et donc de leurs régions et pays. Ils chantent donc en instruisant. Mais la société sénégalaise était d’avantage agricole. Les morts étaient enterrés : les travailleurs de la terre retournaient la nourrir une fois leur vie finie. Mais les griots, travailleurs de l’histoire et de la mémoire ne pouvaient être inhumés sous peine de fâcher le dieu de la terre. Leurs dépouilles étaient donc jetées dans les creux des Baobabs. Ils reposaient ainsi dans le ventre végétal de ces mastodontes pour l’éternité. Mais une fois, en 1960, que le Sénégal indépendant s’est doté d’un premier président –ils choisirent Senghor le poète- celui-ci décréta que les griots pouvaient également être enterrés. Ce qui fut fait. Certains ont alors attribué la sécheresse et le famine qui ont suivi ainsi que le crise pétrolière a cette décision qui avait fâché la terre. Merci père castor…

 

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 Toujours dans la réserve, un héron se repose… un peu comme ceux de Belgique qui bouffent les poissons de nos étangs… sauf qu’ici, il n’y a pas d’étangs…

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 Petite balade le long des falaises de Toubab Dialaw. Je n’ai toujours pas compris pourquoi ce nom de village commençait par Toubab –homme blanc-. Peut être est-il destine a devenir un repère de touristes… ’Sont quand même bizarres ces sénégalais a appeler une ville Toubab quelque chose. Comme si on avait une ville en Belgique qui s’appelait bounioul machin… Ce qui me fait penser que je ne vous ai pas encore fait part de mon étonnement par rapport a l’utilisation de ce mot Toubab qui est en fait très péjoratif. Il sous entend pigeon, sac a fric, homme différent dont on peut abuser facilement. Correspondant un peu au terme Bounioul pour un noir. Ce qui me chiffonne c’est qu’on l’entend tout le temps, au moins 20fois par jours. Et après, on va dire qu’on est raciste, en Europe… mais j’ai jamais appelé un noir bounioul avant de venir dans leur pays.

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 La même balade, un autre point de vue. On appercoit les bateaux de pêche rentrant de leur journée. Durant notre promenade, on a assisté à plusieurs accostages des pécheurs. Moment de solidarité et de mise en œuvre des rôles sociaux différents. Les femmes arrivent avec leurs seaux ou bassines pour récupérer le poisson en vue de le trier, le nettoyer, le préparer ou le vendre. Les hommes se préparent a tirer l bateau pour le mettre a l’abris de la marée. Pour ce faire, ils le tirent sur des rondins de bois. C’est impressionnant de les voir autant réunis autour des cordes.

 

14:06 Écrit par Nico, Sylvie et Eliot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/08/2008

aller 3petites en plus pour la route...

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Nico au fond du puit... le seau étaittombé au fond

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 Soirée... en famille... ca fait du bien apres la pluie (on s'est pris la drache pour aller chercher du pain.

 

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21:16 Écrit par Nico, Sylvie et Eliot dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

aller 3petites en plus pour la route...

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Nico au fond du puit... le seau étaittombé au fond

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 Soirée... en famille... ca fait du bien apres la pluie (on s'est pris la drache pour aller chercher du pain.

 

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